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La Maison Capsa
- Avant de devenir "Casa Capsa (La Maison Capsa)", l’immeuble, situé au centre de Bucarest, à l’intersection de la Calea Victoriei et de la rue Edgar Quinet, fut construit en 1852 par le juge de paix Slatineanu et porta son nom jusqu'en 1874, date à laquelle il entra en possession de la famille Capsa, qui firent la renommée et l’appréciation européenne de l’endroit.
- L’histoire de La Maison Capsa est liée au destin d’une famille Macédo-Roumaine descendants du fourreur Dumitru Capsa.
- L’arrivée de celui-ci à Bucarest est due à un épisode des plus dramatiques dans l’histoire des Balkans, la destruction complète par l’artillerie Otomanne en 1788 de la ville de Moscopole, capitale Macédo-Roumaine.
- Il eu quatre garçons et c’est le plus jeune, Constantin, qui prit talentueusement la relève de son père et en devint un vrai artiste. De ses 12 enfants, seulement ces 4 garçons, Vasile, Anton, Constantin et Grigore, sont liés à la destinée de La Maison Capsa.
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- Lorsque Vasile débuta son apprentissage auprès du confiseur Alexandru Elefterescu, nul ne pouvait imaginer le succès qui allait suivre.
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- voulant commencer sa propre affaire après quatre années d’apprentissage, il demanda l’aide de son frère, c’est ainsi que naquit le 6 juillet 1852 la confiserie “Au deux frères, Anton et Vasile Capsa”, situé sur le pont Mogosoaia (actuellement Avenue Victoriei)
- au début, les gâteaux et les confiseries étaient apportés de l’étranger, plus tard, ils ont commencé à former des confiseurs Roumains
- Fins commerçants, les deux frères comprirent rapidement que l’emballage de la marchandise lui donnait un tout autre aspect, une nouvelle mode fut créée.
- Au cours des années, la confiserie Capsa a, l’un après l’autre, attiré tous les frères dans l’entreprise.
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- en 1869, elle était conduite par Constantin et Grigore Capsa.
- Grigore est celui qui apporta la renommée de la maison. Envoyé pour apprendre en France dans la fameuse et renommée “Maison Boissier”, et au vu de son aptitude, il fut le seul étranger à pouvoir participer au Salon de Paris, ou il impressionna l’Impératrice Eugénie de douceur et de raffinement.
- De retour au pays, les affaires continuèrent sous le nom “Au deux frères Constantin et Grigore Capsa”. En 1876, Constantin prit du recul, Grigore mena donc seul la maison.
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- En 1886, extension de La Maison Capsa; un hôtel et un salon de consommation qui allait devenir le célèbre Café Capsa.
- Durant toutes ces années glorieuses, toutes les personnes participant à la vie culturelle de Bucarest se devait d’y faire un détour ; pour citer quelques noms ; Dan Barbilian (Ion Barbu), le critique Serban Cioculescu, le poete Vlaicu barna, les écrivains Liviu Rebreanu, Camil Petrescu, Corneliu Moldovan, Tudor Arghezi, comme client habituel, Ionel Teodoreanu. Ion Minulescu fut un important représentant de l’atmosphère du café qui devint le café des écrivains et aussi des hommes politique, des diplomates étrangers, des acteurs et autres personnalités visitant le pays sans oublier de passer par cet endroit.
- Ainsi le cas du fameux Maréchal Français Joseph Joffre, général à l’époque, ou fut créé, au moment de sa visite, un nouveau gâteau au chocolat qui fut appelé plus tard…Joffre, donnant la renommée culinaire à un nom déjà consacré dans la politique.
- En 1869, Grigore Capsa devenait le fournisseur de la cour princière et en 1882 de la Maison Royale Roumaine.
- En 1873, lui fut attribuée la “Grande Médaille” à l’exposition de Vienne
- en 1881, il reçu la “Médaille d’Or” à l’exposition de Bucarest
- et en 1889; la “Grande Médaille d’Or“ à l’Exposition Universelle.
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b |
- Après la disparition de Grigore Capsa, La Maison Capsa maintiendra sa renommée de symbole de Bucarest jusqu’au milieu du 20ème siècle.
- La période communiste affecta ce symbole, qualifiant de déplaisant les fastes des bourgeois propriétaires qu’invoquait le nom des lieux et remplacèrent le nom avec “Bucarest. Brasserie et Restaurant”.
- Après 1990, son ancienne dénomination fut rendue et débuta sa restauration.
- L’hôtel rénové fut réouvert en 2003
- L’escalier de marbre blanc mènant vers le premier étage, les grandes fenêtres, la lumière descendante du plafond vitré, le hall de marbre blanc à gauche des escaliers, le tapis bleu marqué du symbole en or de Capsa et le salon bleu évoquent l’importance des réunions et des cérémonies qui s’y sont déroulées.
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- Au dessus du salon bleu, au second étage, s’ouvre le salon Impérial, avec ses fenêtres donnant sur deux rues historiques, donnant sur le Cercle National Militaire. The National Military Club .
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- Le vert est dominant, bien qu’avec des insertions dorées et accentué par le beige discret des tentures et du baldaquin. La sobriété du bois contraste bien avec les ornements dorés qui y sont incrustés.
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- Les décorations ont été reconstituées suivant des photos d’époque ce qui permet à l’hôtel d’être un endroit de choix dans Bucarest.
- mais personnes à ce jour n’a réussi à redonner l’esprit d’avant qui a disparu en même temps que la génération d’or de la littérature Roumaine. Paul Morand (ambassadeur de France en Roumanie entre 1943 et 1944) disait ; "Capsa est le cœur de la ville, topographique et éthique (…) Capsa est le tympan de cette grande oreille qu’est Bucarest.
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